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La sécheresse s'aggrave en France

mardi 18 septembre 2018  16H18
Après deux mois de juillet et août très chauds et secs sur de nombreuses régions, le déficit pluviométrique s'accentue en France en ce mois de septembre. Le passage pluvieux de vendredi ne changera pas la donne, mais de nouvelles pluies sont probables ce week-end sur la moitié nord et pourront freiner la sécheresse superficielle.

Le déficit pluviométrique depuis le début septembre s'étend aux trois quarts de la France. Le manque de pluie est parfois proche de 100%, comme à Paris, Bourges et Marseille, où il n'est pas tombé une goutte d'eau.

Quelques pluies ces prochains jours avant le retour de l'anticyclone

Une perturbation modérée traversera les deux tiers nord de la France vendredi et apportera 5 à 10 mm, ce qui restera bien insuffisant pour freiner le déficit. En revanche, de nouvelles pluies sont possibles ce week-end au nord de la Loire, ce qui aurait un effet bénéfique pour freiner le processus de la sécheresse superficielle.

Après ces deux épisodes pluvieux modérés, l'anticyclone regonflera sur la France et apportera un temps sec et plus frais jusqu'à la fin du mois. Autant dire que le régime sec n'est pas terminé et que ce déficit pluviométrique du mois de septembre devrait s'établir, au final, autour de 70% à l'échelle du pays, hormis l'extrême sud : les Pyrénées et la Corse, où sévissent de fréquents orages.

Un déficit pluviométrique important du centre-ouest au nord-est.

Sur un axe allant du nord de la Nouvelle-Aquitaine aux Ardennes en passant par le Bassin parisien et les régions centrales, le déficit pluviométrique est partiulièrement important depuis le début de l'été puisqu'il dépasse souvent les 50%. A Paris, il n'est tombé que 49 millimètres depuis le 1er juillet alors que la normale est de 130 mm. Le déficit s'élève donc à 63%. A Orléans, avec seulement 27 millimètres d'eau tombés en 2 mois et demi, le déficit de pluie s'élève même à 78%.

Des températures élevées qui accentuent la sécheresse superficielle des sols

L'été très chaud qu'a connu la France (excédent proche de 2°C) avec une période de canicule entre la fin juillet et le début du mois d'août n'a fait qu'aggraver la sécheresse superficielle des sols. Les quelques précipitations orageuses tombées ici ou là ont été nettement insuffisantes pour palier les besoins en eau des plantes et des cultures. Avec les températures élevées qui ont suivi ces brèves dégradations, l'évaporation a été importantes et les sols n'ont pas vraiment profité de ces pluies orageuses. Au début du mois de septembre les températures sont restées très élevées avec même des valeurs supérieures à 30°C ces derniers jours sur certaines régions du sud et de l'est.

 

 

La sécheresse entraîne des baisses de rendements agricoles

Si le temps durablement chaud et sec a plutôt été bénéfique dans le domaine viticole, ce n'est pas le même son de cloche chez les céréaliers et les éleveurs. Les baisses de rendement concernent surtout la culture du maïs qui demande un arrosage régulier. Chez les éleveurs, les prairies se sont retrouvées complètement grillées du fait du manque d'eau et des températures élevées. Il a fallu pour certains déjà entamer les réserves de foins prévues pour l'hiver.

 

 

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